Le cheminement

Derrière Cheval d'Ardèche, il y a d'abord la passion, le respect, l'amour des animaux et du cheval en particulier.

Cheval d'Ardèche n'est pas né d'un coup de baguette magique, ni d'un jackpot du loto !

C'est la réalisation, la continuité de plusieurs dizaines d'années, une quarantaine environ, passées à côté des chevaux.

 

Alors,  tout commence par quelques livres de la bibliothèque rose et verte, dessins animés ou western.

Nous sommes à quelques kilomètres de Paris en pleine banlieue où le cheval n'est pas vraiment présent.

Ici, on joue à la poupée et on fait des tours de vélo dans la rue.

Il n'y a pas d'animaux à la maison, pas de chien, pas de chat ou d'hamster.

La petite fille a sept ans,  elle rêve en pensant à ses héros : L'étalon noir, Flamme, Poly ou Tornado le cheval de Zorro  ...

C'est décidé, elle veut apprendre à monter à cheval et commence à tanner ses parents.

Mais voilà, les cours d'équitation coûtent cher et en plus il faut se déplacer.

Devant sa détermination, ses parents finissent par accepter et à 10 ans et demi, ils l'inscrivent dans un centre équestre.

Pour la première fois, elle va monter sur un cheval, le rêve se réalise enfin.

La petite fille est conquise, le virus a frappé. Une passion est née et ne la quittera plus  jamais.

De cours de dressage en cours d'obstacles,  de stages équestres en promenades à cheval, l'ensemble des temps libres s'organise autour du cheval.

Elle veut tout savoir, tout connaître, pas simplement monter dessus. Elle souhaite pouvoir s'en occuper pleinement.

Un peu plus âgée et avec un meilleur niveau, elle commence à prendre des chevaux en tiers puis en demi-pension.

Elle découvre l'équitation d'extérieure mais aussi les responsabilités vis à vis  des autres, de l'animal et de son propriétaire.

Elle rêve à nouveau : posséder son propre cheval.

20 ans et demi, son Bac+2 en poche, un contrat de travail et une première paye ; elle craque  et achète  son premier cheval.

Une nouvelle aventure commence : Devenir cavalier-propriétaire d'abord en pension chez les autres puis chez elle avec l'achat d'un petit pied à terre.

Bricoleuse, elle construit un premier abri et clôture un petit paddock de 400 m2 puis deux box, puis une sellerie et enfin un rond de longe.

La forêt n'est pas loin, le cheval est chez elle et le soir après le travail ou le week-end, elle sort son cheval.

Petit à petit, elle inverse les rôles, elle prend des chevaux au pair puis en pension : son cheval n'est pas seul et elle partage sa passion avec d'autres.

Dressage, obstacle, voltige, western, horse-ball, ...  : sans plus.

Elle ne pense qu'à une chose, partir, voyager à cheval.

De la simple promenade, tout doucement, elle se dirige vers la randonnée équestre.

En 2002, elle se forme et obtient un premier diplôme professionnel : son brevet d'Accompagnateur de Tourisme Equestre.

Puis, elle commence à organiser ses propres randonnées autour de chez elle et découvre ce que l'on appelle l'organisation ou la logistique.

Elle part et en attire d'autres avec elle.

Les randos se succèdent et s'enchaînent (Val d'Oise, Vexin, Oise,...)

Ayant envie d'espace, de liberté et de soleil, elle quitte la région parisienne pour le quart Sud-est de la France.

En 2008, elle adopte un poulain de un an maltraité et traumatisé auprès d'une association de protection des équidés et s'investit auprès d'eux (LFPC - GPLV).

En 2009, elle et sa moitié ouvrent un hébergement touristique avec accueil équestre.

Elle met en place un réseau d'hébergeurs afin de développer le Tourisme Equestre en Ardèche (Randonnées Cheval Ardèche).

En 2010, elle acquiert un jeune cheval T.F. non qualifié de deux ans.

Commence les débourrages à la selle et l'organisation de leur première randonnée dans le Lot à respectivement 3 et 4 ans ainsi qu'à son conjoint dont c'est également la première.

Mais elle a envie de transmettre à son tour et de faire partager alors viendra la mini-structure équestre : Cheval d'Ardèche voit enfin le jour.

Le cheptel s'agrandit : Après les écuries de courses et les pistes de galop de Chantilly, Longchamp ou Auteuil, deux P.S. Anglais réformés des courses entament une seconde carrière et découvrent la vie en troupeau et les dénivelés ardéchois.

Les baptêmes, les promenades, les randos continuent et se multiplient : Florac, Luberon, Verdon, Périgord, Hérault, ... sans oublier l'Ardèche, la Drôme ou la Haute-Loire ; viendra également l'attrait pour l'attelage.

 

Maintenant,  vous avez, peut-être, compris :

derrière Cheval d'Ardèche, il y a d'abord le rêve, la passion et la réalité d'une vie avec les chevaux.

 

I.I.